La canne à sucre, originaire de Mélanésie, a été introduite par Christophe Colomb aux Antilles à la fin du XVème siècle. Les premières plantations auraient été faites sur l'île d'Hispaniola (Haïti et Saint Domingue) d'où serait partie en 1516 la première cargaison de sucre à destination de l'Espagne.
C'est n'est qu'au XVIIème siècle, vers 1640, que l'on commence à trouver trace, dans différentes îles de la région Caraïbe (à la Barbade notamment), d'une eau de vie tirée de la fabrication du sucre ou plus exactement de la mélasse, résidu de fabrication du sucre.
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Dans les colonies françaises de la Caraïbe, les premiers écrits faisant état d'une eau-de-vie associée à la production sucrière sont ceux du Père Du Tertre (1667) qui fabriquera un appareil de distillation pour traiter écumes et gros sirop des chaudières à sucre.
Au milieu du XVIIème, les termes guildive (de l'anglais kill-devil, tue-diable) puis tafia (terme d'origine africaine ou amérindienne) désignent l'eau-de-vie de mélasse.
Ce n'est que quelques années plus tard que le terme rhum (rum en anglais), terme originaire semble-t-il des Antilles britanniques, l'emportera sur le terme tafia.
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